L’âge et l’identité

Responsable: Sophie de Mijolla-Mellor

Lieu: Une fois par mois, en visioconférence pour le moment. Quand la situation sanitaire le permettra, on pourra se réunir au siège de l’A2IP, 8 rue du Cdt René Mouchotte, 75014 Paris. ( métro Montparnasse, Edgar Quinet ou Gaité).

Date:  Le séminaire débutera en Janvier 2021,  une fois par mois le dernier dimanche du mois entre 17h et 19h.

 

Selon le principe des « interactions de la psychanalyse », ce séminaire est ouvert à tous les champs disciplinaires ayant compétence pour le thème.

 

Chaque séance débutera par un exposé qui aura été préalablement adressé aux participants et se poursuivra par un débat.

 

Argument: 

 

La question de l’âge que l’on a plus comme celui qu’on n’a pas encore nous accompagne toute la vie comme une identité qui nous est imposée.

Indépendamment du fait d’être visible sur le corps ou ressenti par ses limitations internes, l’âge est une mesure objective, rythmée par les anniversaires, et il implique un certain nombre de capacités voire de performances.

Pour peu que ces dernières ne soient pas en phase avec la croissance en âge, cette identité tourne facilement au stigmate. Le bébé puis l’enfant sera dit « en retard » ou au contraire « précoce » et devra s’adapter à ce jugement extérieur qui le situe dans un groupe plutôt que dans un autre. Par ailleurs, la maturité corporelle et intellectuelle peut ne pas croître au même rythme ce qui va créer un porte a faux supplémentaire.

A l’âge adulte, l’âge va être différemment apprécié selon la fonction que l’on occupe et il est des métiers où l’on devient très vite trop vieux et d’autres au contraire où la jeunesse est regardée avec méfiance comme un signe de manque d’expérience. L’âge adulte connait de plus un clivage selon le sexe, l’âge de procréer étant limité chez les femmes mais non chez les hommes ce qui a une incidence sur la forme des familles dites « recomposées ».

Quant à l’entrée dans la vieillesse, si aucune pathologie ne s’y adjoint, elle semble aujourd’hui reculer toujours plus ses limites, du moins pour ceux qui n’ont pas exercé un métier manuel fatiguant. On a alors non seulement le poids des années mais surtout celui de sa classe sociale et la question de la retraite ne se vit pas de la même manière.

Alors, aujourd’hui où la question du genre remet en question bien des évidences relatives au corps sexué, ne convient-il pas de s’interroger sur cet autre déterminant qui dispose dans des cases souvent rendues artificiellement étanches par les habitudes, les gouts, voire le langage, des individus qui partagent un même espace dans un temps historique donné ?

L’objet de ce séminaire est de s’interroger sur ce qu’a de paradoxal, du point de vue de la psychanalyse qui professe que l’inconscient ignore le passage du temps, la rigidité de cette assignation par le nombre des années.

La question de la pédophilie aura une place importante dans nos réflexions comme transgression en acte de ces barrières érigées par l’âge car le pédophile clame précisément qu’il est lui-même resté un enfant. Et l’âge sera envisagé dans ses différentes étapes de l’enfance au grand âge en passant par l’adolescence et la maturité.

On abordera ces questions par le biais de diverses  disciplines : philosophie, psychanalyse, sociologie, histoire, anthropologie, médecine, biologie ainsi que par les représentations mythologiques et artistiques.

 

 

 

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