Valentine Prouvez

Canguilhem lecteur de Freud

 

La question de l’attention portée par Canguilhem à l’œuvre de Freud – manifeste dans plusieurs articles majeurs publiés à partir des années 1960 – a interpellé plus d’un de ses lecteurs attentifs. Ce livre reprend cette question sous un angle nouveau, à partir de l’exploration des archives. Ces documents inédits révèlent que la référence à Freud ne procède pas d’une curiosité tardive et marginale, mais s’enracine dans des travaux anciens (dès 1932) ; elle se noue par ailleurs à un problème qualifié de « capital » : celui de l’erreur. A considérer, comme l'observait déjà Foucault puis récemment M. Cammelli, que ce questionnement revient comme un leitmotiv dans l’ensemble de son œuvre, il convient d’apprécier l’importance du projet énoncé par Canguilhem dans un cours donné en 1943 (« L’erreur ») : situer les travaux de Freud comme l’un des piliers du triptyque « logique-psychologie-métaphysique » permettant de fonder philosophiquement ce problème, plus étudié pour lui-même depuis la thèse de Brochard (1879).

 

 

Version imprimable | Plan du site
© A2IP - Association Internationale Interactions de la Psychanalyse